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27/08/2025

Abattus "comme des mouches" : comment une unité secrète israélienne traque les journalistes de Gaza

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L'armée israélienne utiliserait une unité secrète pour façonner le discours autour de Gaza, présentant les reporters palestiniens comme des agents du Hamas afin de justifier ses frappes. Une tactique qui, selon les experts, vise à contrôler l'information dans cette guerre, qualifiée de "pire conflit jamais connu pour les journalistes". 

La guerre à Gaza, Israël ne la mène pas qu'à l'aide de drones, de chars et de frappes aérienne. Mais aussi à coups de mot, de vidéo et de récit soigneusement élaborés.

Au cœur de cet effort, la mystérieuse "cellule de légitimation", unité de communication de l'armée israélienne, est chargée de façonner la perception internationale du conflit.

Selon le média indépendant israélien +972 Magazine, la mission de cette cellule est claire : passer au crible la vie des journalistes morts et vivants à la recherche de la moindre trace de liens avec le Hamas, aussi ténue soit-elle, afin de justifier leur assassinat.

Ces dernières semaines, plus d'une douzaine de journalistes ont été tués lors de frappes israéliennes à Gaza, mettant en évidence ce que les analystes décrivent comme une stratégie militaire délibérée visant à criminaliser le reportage palestinien.

"La tâche principale de la 'cellule de légitimation' est de discréditer le travail des journalistes palestiniens et de fournir une excuse pour les tuer", explique le politologue Ahron Bregman.

Elle surveille ainsi les reportages provenant de Gaza et diffuse des contre-discours sur les réseaux sociaux et les ondes internationales. Par ailleurs, elle présente souvent les journalistes palestiniens comme des agents du Hamas, une affirmation que les défenseurs de la presse et les analystes jugent pour le moins fragile.

"Les liens qu'Israël établit entre les journalistes palestiniens et le Hamas sont souvent ténus, mais dans le cadre de la guerre de Hasbara menée par Israël [terme désignant la stratégie de communication menée par l’État hébreu en direction de l’étranger, NDLR], ils suffisent à justifier leur assassinat", ajoute Ahron Bregman.

Une guerre des récits

Cette stratégie s'est manifestée dans plusieurs affaires très médiatisées. Début août, le correspondant d'Al Jazeera Anas al-Sharif a été tué avec quatre de ses collègues lors d'une frappe près de l'hôpital al-Shifa de Gaza.

L'armée israélienne a alors diffusé des documents affirmant qu'il était un agent du Hamas depuis 2013. Pourtant, si l'on en croit ces documents, son dernier contact avec le Hamas remontait à 2017, soit plusieurs années avant la guerre actuelle.

Âgé de 28 ans, Anas al-Sharif avait passé des mois à couvrir le nord de la bande de Gaza, rendant compte de la famine et des frappes aériennes incessantes. "Je n'ai jamais hésité un seul jour à transmettre la vérité telle qu'elle est, sans déformation ni falsification", écrivait-il dans un message rédigé avant sa mort.

Une tactique similaire a été employée après l'assassinat du journaliste Ismaïl al-Ghoul, et de son caméraman, en juillet 2024.

Quelques semaines plus tard, l'armée l'a qualifié de "terroriste Nukhba" – une branche des forces spéciales du Hamas –, en citant un document de 2021 qui aurait été récupéré sur un ordinateur du Hamas. Mais ce même document indiquait qu'il avait été intégré en 2007, alors qu'Ismaïl al-Ghoul n'avait que dix ans.

Les tactiques de la cellule de légitimation sont "alarmantes", s'inquiète auprès de France 24 un journaliste à Gaza, qui a souhaité garder l'anonymat. Selon lui, elles mettent la vie des reporters en danger en les associant à des groupes armés.

"Nous travaillons déjà dans la peur constante des frappes aériennes, de la perte de collègues, du silence. Aujourd'hui, la menace touche également notre réputation, nous privant du soutien et de la protection de la communauté internationale", poursuit le journaliste.

"Il s'agit d'un effort systématique visant à délégitimer nos voix et à empêcher la vérité sur Gaza d'atteindre le monde. Nous sommes présentés comme des cibles, et non comme des professionnels rapportant les faits."

En 2024, l'organisation Forbidden Stories, qui rassemble des journalistes du monde entier, a enquêté sur le meurtre de près d'une centaine de reporters palestiniens par l'armée israélienne dans le cadre de son projet Gaza.

"L'armée israélienne participe à la désinformation autour des journalistes pour laisser penser que tous les journalistes qui opèrent sur place sont des agents du Hamas", explique à France info le directeur du consortium, Laurent Richard.

"Dans un premier temps, ça consiste à lancer des rumeurs, des infos par des sites qui sont très proches du gouvernement et qui vont expliquer que tel ou tel journaliste est en réalité un terroriste. Et quelques semaines ou mois plus tard, le journaliste se retrouve ciblé par un drone. Il sera blessé ou tué."

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"Le pire conflit pour les journalistes"

Lundi, Israël a frappé à deux reprises l'hôpital Nasser, principal hôpital du sud de Gaza, tuant au moins 20 personnes, dont six journalistes, selon les autorités. Reporters sans frontières (RSF) a condamné ces frappes, les qualifiant d'"élimination progressive de l'information à Gaza" par Israël, et a appelé à la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.

"Jusqu’où iront les forces armées israéliennes dans leur entreprise d’élimination progressive de l’information à Gaza ? Jusqu’à quand défieront-elles le droit international humanitaire ?", a déclaré Thibaut Bruttin, directeur de RSF.

Les observateurs des médias estiment qu'environ 200 journalistes ont été tués en près de deux ans de combats entre Israël et le Hamas, faisant de Gaza le conflit le plus meurtrier pour cette profession dans l'histoire moderne. En avril, le Watson Institute de l'université Brown l'a décrit comme "le pire conflit jamais connu pour les journalistes".

"Israël abat les journalistes palestiniens comme des mouches", affirme Ahron Bregman. "La méthode israélienne est simple : ils autorisent l'entrée dans la bande de Gaza des journalistes et des influenceurs qui, selon eux, soutiendront le discours israélien, et réduisent au silence – souvent à coups de balle – ceux qui contredisent ce discours."

"Un immense problème démocratique d'accès à l'information"

Outre le cas d'Anas al-Sharif, Israël se défend de viser intentionnellement les journalistes, affirmant que les frappes aériennes ciblent uniquement les militants et les infrastructures militaires. L'armée israélienne n'a, quant à elle, pas répondu aux demandes de commentaires sur l'existence ou les activités de la cellule de légitimation.

Après la frappe, lundi, contre l'hôpital Nasser, le chef d'état-major de l'armée a ordonné une enquête préliminaire, soulignant que l'armée israélienne "ne vise en aucun cas les journalistes en tant que tels".

Mais pour les groupes de défense de la liberté de la presse, le schéma est clair : les journalistes sont diffamés en tant que militants du Hamas, puis tués lors de frappes justifiées par ces mêmes allégations. Pour Ahron Bregman, c'est une question de contrôle de l'information, et non d'une nécessité militaire.

"Tout cela relève de la Hasbara et du contrôle du discours qu'Israël veut faire croire au monde. Cela n'a rien à voir avec la sécurité et les opérations militaires", ajoute le politologue.

L'État hébreu étend son contrôle sur le récit de Gaza au-delà de la zone de conflit, réglemente strictement les reportages étrangers en n'autorisant l'accès qu'aux journalistes intégrés à ses forces.

"C'est l'une des rares fois dans l'histoire moderne qu'un conflit de cette ampleur ne peut être couvert et raconté par des journalistes qui veulent s'y rendre", déplore Laurent Richard. "Qu'un pays refuse l'accès à des journalistes étrangers à une zone de guerre, c'est un immense problème démocratique d'accès à l'information."

La cellule de légitimation est plus qu'un simple outil de relations publiques. Elle incarne la militarisation de l'information, où chaque mot, chaque image ou chaque reportage sont examinés comme une menace potentielle. Dans ce contexte, les journalistes ne sont pas seulement des messagers, mais deviennent des cibles.

"Être journaliste ne devrait pas faire de nous des cibles", affirme à France 24 le reporter palestinien sous couvert d'anonymat. Mais malheureusement, l'armée israélienne tente de nous étiqueter comme tels, traumatisant à la fois le public et les reporters eux-mêmes."

Source France 24

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18/04/2024

Le jour où «l'Humanité» est née

 l'humanité, journal«LE 18 avril 1904 tombe le premier numéro de «l’Humanité», tiré à 140.000 exemplaires, vendu, dit Jules Renard, qui y publie une nouvelle, «la Vieille», à 138.000. Un immense succès.

Jaurès, dans son éditorial, justifiait le titre, qui était la définition même du programme socialiste, disait-il. Surtout il précisait quel serait l’esprit du journal. Le contraire même d’une publication de propagande, au sens étroit du mot. On y trouvait des «informations étendues et exactes», donnant à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde. S’y manifestaient le refus du «mensonge, des informations tendancieuses, des nouvelles forcées ou tronquées…, la loyauté des comptes rendus, la sûreté de nos renseignements, l’exactitude de nos correspondances». En somme, «un souci constant et scrupuleux de la vérité», qui n’émoussera pas la «vigueur du combat».

Exactitude, vérité, loyauté, liberté, combat: les mots étaient l’expression fidèle de l’attitude de Jaurès. Et naturellement il affirmait l’indépendance du journal, sa transparence.

La joie régnait le jour de la sortie et du succès du premier numéro. Jules Renard, partagé – 138.000 lecteurs ont pu lire «la Vieille», mais sa nouvelle a-t-elle été comprise? -, se rend rue Richelieu, au siège du journal. Jaurès, Briand, Herr, Anatole France, Mirbeau, Blum, tout le monde le félicite et il n’ose dire à Herr: «Vous aussi, vous avez écrit une bonne page.» Anatole France parle, Mirbeau rit. Jaurès écoute, la tête mobile, regardant l’un puis l’autre. Briand est jovial… «Léon Blum, actif, fiévreux, semble la nymphe égérie. Il regarde Jaurès écrire un mot et dit parfait.»

Jaurès est venu au-devant de Renard, l’a remercié, prié de ne pas rester longtemps sans donner une page. Renard croit rêver. Il n’a jamais été reçu ainsi dans un bureau de rédaction. Mais il ne s’agit pas de journalistes comme les autres et pourtant le journal est, les premiers mois, un succès.

Jaurès avait voulu, dit-on, faire «le Temps» socialiste. Or, «l’Humanité» s’impose vite. Pressensé et Herr, dans leur page de politique extérieure, sont des analystes sûrs et parfaitement informés. Et pour le reste, note un critique (Thibaudet): «L’Humanité» est une splendeur. D’abord le leader quotidien de Jaurès, qui n’eut jamais plus de flamme et de talent. Le critique littéraire est Gustave Lanson, auquel succéda Léon Blum. Les reportages sont faits par Daniel Halévy. Le mouvement social est suivi par une dizaine de jeunes normaliens. Pour feuilleton, la primeur de «Sur une pierre blanche», d’Anatole France.»

Il n’y a que Péguy, hargneux, qui, dans sa volonté de dénigrement, juge que «l’Humanité est un journal plus gris que «la Lanterne», aussi bas que son ancienne «Petite République», suintant la politique et toujours quelque unité». Et quant aux collaborateurs, «il s’agit, selon lui, d’une horde affamée de petits agrégés normaliens venus au secours de la République après la bataille».

Pourtant, la qualité indiscutable du journal n’en garantit pas le succès. Surtout si, en première page, on publie les résultats des concours de l’agrégation de 1904, comme s’il s’agissait là d’une nouvelle susceptible d’intéresser le grand public! Petites erreurs des premiers numéros, révélatrices des préoccupations des rédacteurs. Mais on comprend qu’avec de tels choix le journal ne tire bientôt plus qu’à 12.000 exemplaires.

Jaurès, lors du lancement, n’a pas envisagé une telle chute. «Les hommes de métier, dit-il, ont bon espoir pour notre journal. Nous tirons à 140.000, il y aura des déchets énormes, mais nous avons de la marge: avec 70.000 le journal fera ses frais.»

Les premiers mois les chiffres parurent lui donner raison. Il est vrai que «l’Humanité» fut portée par l’événement.

Robert Laffont, Paris 1985.

Extrait du livre de Max Gallo, «le Grand Jaurès». Editions

Diego DIAZNombre de pages : 13220 €
Format(s) : Papier EPUB PDF

 

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24/04/2016

Le journal “L’Humanité” va-t-il disparaître ?

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Le quotidien, qui fête cette année ses 112 ans, traverse une période difficile. Ses finances sont au plus bas. De multiples appels ont été lancés pour que ses lecteurs le sauvent. Le journal n’en est pas à sa première crise, mais celle-ci pourrait bien être la dernière.

L’Humanité, le journal fondé en 1904 par Jean Jaurès, va mal. C’est son directeur actuel, Patrick Le Hyaric, qui l’a annoncé dans un article paru le 10 mars intitulé, sobrement, L’alerte : “Nous vous devons la véritél’Humanité est en danger ! […] L’Humanité ne tient que grâce à votre soutien. Et aujourd’hui, avouons-le, elle ne tient qu’à un fil.” Il y explique notamment que la survie du journal est nécessaire pour le pluralisme de la presse. Les pertes qu’accuse le titre s’élèvent à près de 50 centimes par exemplaire de L’Humanité vendu. Le journal est actuellement au bord du gouffre. Cet article est l’occasion de faire naître un slogan comprenant un hashtag, comme taillé pour l’ère des réseaux sociaux : #lHumanitecestnous.

Mais les problèmes financiers de l’Huma ne datent pas d’aujourd’hui. “C’est un journal qui vit toujours dans un déséquilibre/équilibre difficile, explique Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et ancien directeur de la rédaction du journal. Il y a des passages plus critiques que d’autres.” En 2013, l’Etat annule une dette que le journal doit au Trésor. Le quotidien avait contracté un prêt auprès du fonds de développement économique et social en 2002. A l’époque il était en cessation de paiement. La vente à l’Etat en 2010 de son siège, un bâtiment massif imaginé par l’architecte brésilien Oscar Niemeyer, pour 12 millions d’Euros, n’avait pas suffi à le sortir d’affaire. Lors de son invitation à l’Instant M sur France Inter, Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction a fait le bilan :

Nous avons limité [les] pertes notamment au prix de mesures assez sévères sur notre fonctionnement mais comme tous les autres quotidiens français nous perdons de l’argent dans notre exploitation. La différence c’est que nous n’avons pas des actionnaires du CAC 40 qui soit rachètent le journal, soit le recapitalisent. Nous n’avons pas non plus la publicité à laquelle nos lecteurs auraient droit”

Article publié dans Les Inrocks

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07/06/2013

Hommes : 12, femmes : 0. Pourquoi nous, femmes, faisons aujourd’hui la grève des signatures aux Echos

sexisme,echos,journal,femme,ségrégationNous, femmes journalistes aux Echos, sommes devenues, au fil des ans, invisibles. C’est pourquoi nous avons décidé de faire une grève des signatures dans les éditions papier et web du vendredi 7 juin 2013.

Chaque jour, aux Echos, nous sommes aussi nombreuses que les hommes à faire ce journal. Mais il n’y a de femme ni à la rédaction en chef ni à la direction de la rédaction du quotidien.

Les femmes ont peu à peu disparu de cette équipe. Nous espérions beaucoup de la nouvelle direction de la rédaction mais rien n’a changé.

On nous dit qu’aucune femme ne correspondait aux profils recherchés ! Les Echos ne manquent pourtant pas de femmes compétentes, motivées et ambitieuses. Mais elles ne sont pas considérées.

Ces dernières nominations renforcent le malaise, prégnant depuis plusieurs années au sein de la rédaction du quotidien, concernant la carrière des femmes : augmentations individuelles de salaire, primes au mérite, mobilité interne, gestion de la période de maternité.

Nous appelons aujourd’hui la direction des Echos à prendre la mesure du problème et à agir en conséquence.
Laurence ALBERT, Marina ALCARAZ, Caroline d’AVOUT, Laura BERNY, Eléonore de BAILLIENCOURT, Anne BAUER, Carole BIBILY, Elisabeth BEYEKLIAN, Marianne BLIMAN, Véronique BROUTARD, Emmanuelle CHABERT, Dominique CHAPUIS, Catherine CHATIGNOUX, Julie CHAUVEAU, Myriam CHAUVOT, Véronique CHOCRON, Catherine CIMAGUS, Leïla de COMARMOND, Elsa CONESA, Marie-Christine CORBIER, Cécile CORNUDET, Isabelle COUET, Marie-Josée COUGARD, Florence COUPIN, Hélène CROIZE-POURCELET, Sabine DELANGLADE, Pascale-Marie DESCHAMPS, Anne DRIF, Catherine DUCRUET, Clémence DUNAND, Anne FEITZ, Anne FLATEAU, Isabelle FICEK, Elsa FREYSSENET, Béatrice GAIGNAND, Solveig GODELUCK, Béatrice GOIGNARD, Arielle GONCALVES, Frédérique HUMBLOT, Muryel JACQUE, Muriel JASOR, Christine JULIEN, Isabelle LABUSSIERE, Sophie LACAZE-MASMONTEIL, Annette LACOUR, Valérie LANDRIEU, Claire LEBEAUPIN, Véronique LE BILLON, Laurence LECOEUR, Isabelle LESNIAK, Catherine
LIMAGNE, Valérie MAZUIR, Stéphanie MEUNIER, Véronique MINGUY, Aminata N’DIAYE, Constance PAINDAVOINE, Celia PENAVAIRE, Florence RENARD, Ninon RENAUD, Reijane REIBAUD, Véronique RICHEBOIS, Martine ROBERT, Virginie ROBERT, Lucie ROBEQUAIN, Laure SALA, Fabienne SCHMITT, Valérie de SENNEVILLE, Nathalie SILBERT, Marie-Christine SONKIN, Cécile TEXERAUD, Geneviève THIBAUD, Anne-Sophie VION, Michèle WARNET

Lettre publiée par l'Humanité

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