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25/02/2026

« Trop de syndicats », droit de grève « limité » : on s'est infligé l'interview de Gilbert Cette sur France Inter

Fallait-il mieux entendre ça qu’être sourd ? On ne sait trop mais une chose est sûre : nos oreilles ont sifflé ce mardi 24 février au matin en écoutant l’interview de Gilbert Cette sur France Inter. L’économiste était reçu pour la sortie de son livre, co-écrit avec Guy Groux et Richard Robert, Sauver la démocratie sociale. Du conflit au contrat. En fait de « sauvetage de la démocratie sociale », l’homme propose les thèses suivantes : les syndicats seraient « trop nombreux », se comporteraient parfois « comme des partis politiques », ignoreraient les solutions « gagnant-gagnant » ; il conviendrait de limiter le droit de grève en les interdisant durant « négociations collectives » ; les Français, enfin, ne travailleraient « pas assez » et, comme de bien entendu, pas assez longtemps.

Une litanie troublante dans la bouche d’un président du Conseil d’orientation des retraites (COR) ? Oh, vous n’y êtes pas du tout ! « Avec mes coauteurs, nous avons écrit ce livre en tant qu’économistes, sans aucune autre affiliation. C’est totalement indépendant de mes fonctions de président du COR. C’est un académique qui écrit ». Economiste et intello sur les coups de 8h20, de nouveau président du COR à la fin de l’entretien… Voilà une pensée magique bien commode qui ne cessera de nous tarauder tout au long de son intervention. Quant à son statut d’« académique » – sorte d’anglicisme synonyme d’« universitaire » -, il renvoie à son poste de professeur à la NEOMA Business School, regroupement d’écoles de commerce présidé par Michel-Édouard Leclerc. Bref, Gilbert Cette est un homme à casquettes.

Celui qui « regardait autour de lui »

Honni soit quoi mal y pense, ce n’est donc pas le président du Conseil d’orientation des retraites qui semble appeler de ses vœux un nouveau report de l’âge légal du départ à la retraite : « Je regarde autour de nous. C’est quand même sympa de regarder au-dessus de la palissade du village France. 67 ans pour l’âge départ à la retraite, c’est le cas dans l’Espagne de Pedro Sanchez, dans l’Italie de Giorgia Meloni, aux Pays-Bas, en Allemagne, dans les pays scandinaves, partout autour de nous. Et dans ces pays, vous voyez un syndicat revenir sur cet âge ? » On lui répondra que la CGIL italienne, pour ne citer qu’un exemple, est peut-être déjà assez occupée à s’opposer à un départ à la retraite à 70 ans pour certains fonctionnaires.

Mais on hésite à taquiner Gilbert Cette sur ce point car, relancé par le journaliste de France Inter Benjamin Duhamel, sur son désir éventuel de voir l’horizon de la retraite reculer une fois de plus en France, il tente d’abord : « Le COR ne préconise rien, aucune politique. Il évoque les conséquences de telle ou telle type de politique ». Avant même de s’agacer : « Je serai très heureux de revenir pour parler spécifiquement de ces questions. Là je suis venu parler de mon ouvrage. »

Gilbert Cette, Raymond Aron, Galilée

Et il a en effet moins de pudeur au moment de développer la mesure-choc de son livre : la limitation du droit de grève durant les phases de concertations collectives. Gilbert Cette cite d’abord Edmond Maire, ancien patron de la CFDT le 29 octobre 1985 dans Le Monde – « La vieille mythologie selon laquelle l’action syndicale c’est la grève a vécu. Le syndicalisme doit l’abandonner. Nous devons prendre acte de cette situation et la vivre joyeusement. » – et commente : « Nous n’allons pas jusque là ». Grand seigneur. Mais il ne peut s'empêcher : « On ne négocie pas bien dans une prise d’otages, ou avec un pistolet sur la tempe ».

S’il professe donc s’intéresser aux négociations, l’économiste ne semble de toutes façons pas passionné par les rapports de forces qui les entourent. Ainsi, ressort-il la proposition portée à l’été dernier par François Bayrou, alors Premier ministre, de « monétiser » – en l’espèce, vendre à son employeur – sa cinquième semaine de congés payés : « Il y a des salariés contraints financièrement qui peuvent le vouloir, des entreprises qui peuvent avoir un besoin ponctuel de main-d’oeuvre. On se serait attendu à ce que les syndicats disent : « Attention, ça doit être encadré par un accord collectif, ça ne doit pas être négocié seul à seul ». Non, ça n’a pas été possible. Pourquoi ? Parce que la cinquième semaine de congés payés est un progrès social ! » En effet, Gilbert Cette, elle l’est, en même temps qu’une occasion de faire droit à la vie personnelle, de se reposer, d’encourager l'emploi et de parler augmentation des salaires.

Chemin faisant, Gilbert Cette insiste pour faire remarquer que l’essai qu’il publie avec ses corédacteurs paraît dans une collection de Calmann-Lévy intitulée « Liberté de l’esprit », anciennement dirigée par le grand intellectuel, sociologue et journaliste, Raymond Aron. « Tout un symbole, nous en sommes très fiers ! » Fierté qui ne nous avait pas échappé et après laquelle il enchaîne : « Et Raymond Aron a souvent été très seul lorsqu’il disait des choses devenues depuis totalement banales… » À ce stade de l’interview, on ne sait plus si on a affaire à Gilbert Cette, Raymond Aron, ou Galilée. On aura au moins compris qu’on n’avait pas rendez-vous avec le président du Conseil d’orientation des retraites… Enfin, il suffit d’y croire.

Source NVO

16:30 Publié dans Actualités, Journal, Radio | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gilbert cette, france inter | |  del.icio.us |  Imprimer | | Digg! Digg |  Facebook | |

07/02/2026

Désinformation climatique : CNews, Sud Radio, RMC et Europe 1 sur le podium

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En 2025, 665 cas de désinformation climatique ont été recensés sur les antennes françaises. CNews, Sud Radio, RMC et Europe 1 figurent parmi les médias les plus concernés, selon l’Observatoire des médias sur l’écologie.

La désinformation climatique s’installe durablement dans le paysage médiatique français. C’est le constat dressé par l’Observatoire des médias sur l’écologie, qui a recensé 665 cas de fake news en 2025, dans un bilan publié ce jeudi 5 février. Sur le podium des médias menteurs, on retrouve en tête et sans surprise Sud Radio, CNews, RMC et Europe 1. En moyenne, 13 fausses informations par semaine ont été détectées sur l’ensemble de l’année, avec des pics lors des débats politiques sur la stratégie énergétique de la France.

L’Observatoire pointe une responsabilité partagée : « 32 % des propos proviennent d’invités, 24 % d’invités politiques et 20 % de journalistes eux-mêmes et 80 % de ces cas, prononcés par des journalistes, sont recensés sur CNews et Europe 1 ». Les narratifs les plus récurrents remettent en cause le réchauffement climatique, le coût des énergies renouvelables ou encore les véhicules électriques… Certaines figures médiatiques, comme Pascal Praud sur CNews, incarnent cette ligne éditoriale où le scepticisme climatique s’exprime sans réel contradicteur.

Le climatoscepticisme porté par l’extrême droite

Mais faut-il vraiment s’étonner de ces résultats ? Ces médias, sont rattachés à une sphère idéologique marquée à l’extrême droite, et se distinguent déjà par des discours complotistes, xénophobes ou islamophobes. Leur propension à minimiser l’urgence climatique s’inscrit dans une logique plus large… L’inquiétude est d’autant plus grande que CNews a été désignée première chaîne d’information de France en 2025 par Médiamétrie. Un succès d’audience qui interroge sur la responsabilité des médias dans la formation de l’opinion publique à l’heure de la crise climatique.

Pour établir son rapport, l’Observatoire a analysé des centaines d’heures d’antenne, passées au crible grâce à une intelligence artificielle, avant une vérification humaine. Un paradoxe subsiste toutefois : lutter contre la désinformation écologique en mobilisant une technologie dont l’impact environnemental est lui-même largement documenté, ça a un côté contre-productif…

L’Observatoire des médias sur l’écologie élargira également son champ d’analyse à la presse écrite en février 2026. Une étape supplémentaire pour mesurer l’ampleur d’une désinformation qui menace le débat démocratique autant que l’avenir environnemental.

06/02/2026

Les plus grandes fake news qui ont marqué l’Histoire

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La désinformation n'a pas attendue Donald Trump et ses "vérités alternatives". Rumeurs, bobards ou manipulations de masse : ils existent depuis des millénaires. Leur objectif ? Servir le pouvoir, discréditer un ennemi ou souder une communauté contre un bouc émissaire.

"Les fausses nouvelles naissent toujours des mêmes causes : illusions des sens, préjugés, rumeurs collectives." Né en 1886, le grand historien Marc Bloch n’a jamais entendu parlé de "fake news" ; terme imposé par Donald Trump lors de la campagne électorale de 2016. Et pourtant, son diagnostic n’a jamais paru aussi pertinent.

Vidéos truquées : des deepfakes de Biden envahissent TikTok et X

Des exemples ? Au printemps 2024, une vidéo montrant Joe Biden annoncer l’envoi de troupes en Ukraine a circulé à une vitesse vertigineuse sur X et TikTok. Bientôt on apprendrait qu’il s’agissait d’une "deep fake", une vidéo truquée avec l'Intelligence artificielle. Quelques mois plus tard, la voix du président était détournée dans des messages téléphoniques où il dissuadait de voter pour Kamala Harris aux présidentielles. Visant la même personne, réputée sénile, ces deux cas parmi tant d’autres attestent du nouveau visage terrifiant de la désinformation.

Pourquoi les fake news générées par l’IA inquiètent les services de renseignement ?

Toujours plus sophistiquée, toujours plus crédible grâce à l'IA. Toujours plus virale grâce aux réseaux sociaux. Lorsqu’il s’agit de montrer le pape François en doudoune Balenciaga, la supercherie prête à sourire. Mais quand le but est de fausser un scrutin ou de jeter de l’huile sur le feu entre deux pays ou communautés, il y a tout lieu de frémir. Au point que chefs d’Etat et agences de renseignements s’en préoccupent désormais sérieusement.

Les Romains inventaient-ils déjà des fake news pour manipuler les foules ?

La pratique de l’infox est aussi vieille que l’histoire. Depuis des millénaires, on ment, on invente, on truque, on salit pour abuser les masses. Dans la Grèce antique déjà, les stratèges savent qu’un récit peut dispenser d’une armée. On colporte ainsi l’idée que certains peuples sont nés lâches ou serviles pour justifier leur domination.

À Rome, les empereurs diffusent des rumeurs dégradantes sur leurs adversaires politiques. Néron, dit-on, accusa sa propre mère de conspirer pour légitimer son assassinat. Et fit porter le chapeau de l’incendie de Rome aux chrétiens.

Comment les rumeurs antisémites ont-elles mené à des massacres au Moyen Âge ?

Au Moyen Âge, c’est à ces derniers de trouver un coupable systématique. À partir du XIe siècle, une série de rumeurs délirantes vise les communautés juives d’Europe au gré des malheurs qui y sévissent. On les accuse de sacrifier des enfants chrétiens dans des "meurtres rituels", d’utiliser leur sang pour confectionner le pain azyme de la Pâque, ou d’empoisonner les puits, alors que la peste noire décime le continent en 1348. Cette fake news, qui se propage de ville en ville, entraîne des massacres.

L’anthropologue René Girard a disséqué le phénomène : "La communauté, menacée par une crise qu’elle ne comprend pas, projette ses angoisses sur une minorité et la désigne comme coupable. Le bouc émissaire permet de restaurer une unité sociale menacée par la peur".

Pourquoi des milliers de femmes ont-elles été brûlées vives comme "sorcières" ?

Quelques siècles plus tard, ce sont les femmes marginales ou indépendantes que cible la désinformation. La Renaissance, pourtant associée à l’humanisme et aux progrès de la rationalité, est aussi l’époque de la grande chasse aux "sorcières" : entre le XVe et le XVIIe siècle, en Europe, des dizaines de milliers de femmes sont envoyées au bûcher. Les accusations sont presque toujours construites sur le même schéma : pacte avec le diable, sabbat nocturne, pouvoirs maléfiques.

Derrière, se cache une peur sociale ; celle des femmes qui échappent au contrôle des structures familiales ou ecclésiales. Dans Caliban et la sorcière, l’historienne Silvia Federici résume ce lynchage : "La sorcière est la figure de la femme indisciplinée, insoumise que la société patriarcale a voulu réduire par la terreur".

Ces bobards judiciaires sont orchestrés par les autorités religieuses et politiques. Manuels de démonologie, sermons enflammés, gravures terrifiantes alimentent une véritable psychose collective. Ici, le mensonge est une arme pour maintenir un ordre social.

Comment l’imprimerie fait exploser le nombre de fake news ?

Avec l’invention de l’imprimerie au XVe siècle, les fake news changent d’échelle. Comme le souligne l’historien Roger Chartier, "l’imprimé n’a pas seulement diffusé le savoir, il a aussi décuplé la portée des rumeurs et des fausses nouvelles".

Des milliers de feuillets circulent rapidement dans toute l’Europe, colportant récits fantastiques (les "canards", ancêtre de la presse de caniveau) ou accusations politiques (les libelles). Les guerres de religion offrent un terrain propice : catholiques et protestants s'accusent respectivement des pires turpitudes.

L’image joue un rôle central : une gravure pouvait, en un coup d’œil, faire passer l’adversaire pour un monstre. En n’autorisant à paraître que les journaux aux ordres, la Monarchie croit pouvoir imposer son officiel son de cloche. Mais la censure ne peut tout contrôler… Fake news contre propagande : bonne chance à la vérité pour retrouver ses petits !

La grande loi de 1881 sur la presse conditionne sa tardive liberté à certaines exigences. Dont celle-ci, inédite : "La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers, sera punie d’une amende". Lors de la guerre de 14-18, ce noble dispositif servira à condamner des informations de défaites ou de trahisons, perçues comme dangereuses pour le moral de l’arrière… Tout sauf des fake news.

Source Caminteresse

26/11/2025

La gauche durant la nuit, l’extrême droite durant la journée : Reporters sans frontières étrille CNews et son manque de pluralité

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Reporters sans frontières a analysé 700 000 bandeaux des principales chaînes françaises d’information en continu, durant le mois de mars 2025. Selon leur enquête, publiée mercredi 26 novembre, la chaîne d'extrême droite CNews continue de contourner ses obligations en termes de pluralité.

CNews ne respecte pas le pluralisme dans les temps de parole. La proportion de la chaîne d’extrême droite, vitrine politique du groupe Bolloré, à tordre les règles inscrites dans sa convention est connue. Les enquêtes se sont multipliées, comme les alertes auprès du gendarme de l’audiovisuel français, l’Arcom.

L’organisation non gouvernementale (ONG) Reporters sans frontières (RSF) vient d’apporter une nouvelle preuve au dossier déjà bien rempli de CNews. Dans une enquête rendue publique mercredi 26 novembre, RSF annonce avoir passé au crible les antennes des quatre chaînes françaises d’information en continu (BFMTV, CNews, Franceinfo, LCI) du 1er au 31 mars 2025.

« CNews triche »

L’ONG spécialisée dans la défense de la liberté de la presse a pu, grâce à l’aide du journaliste indépendant Antoine Schirer, développer un outil automatique de capture d’écran – toutes les dix secondes – qui aurait permis d’analyser 700 000 bandeaux. « CNews, loin de respecter le pluralisme à l’antenne comme elle s’en targue, triche », est donc en mesure de confirmer RSF. L’ONG a, en conséquence, prévu de saisir l’Arcom.

CNews a mis en place, ces dernières années, un système de « rattrapages nocturnes » pour donner « l’illusion du pluralisme politique » et « rendre une copie propre à l’Arcom », rappelle RSF. Et ce sans même parler de son habitude à camoufler les prises de paroles des Éric Zemmour, Philippe de Villiers et consorts derrière l’étiquette de chroniqueur, malgré leurs ambitions électorales.

Le principe est simple : « La gauche arrive largement en tête pendant que les Français dorment et l’extrême droite occupe, et de loin, la première position aux heures de forte audience. » Soit la multiplication des « tunnels » de conférences ou discours de responsables insoumis ou socialistes au milieu de la nuit pour rééquilibrer les temps de parole.

RSF chiffre, dans le cadre de son enquête, ce « grand écart vertigineux » : aux heures de grande écoute, de 7 à 10 heures et de 18 à 21 heures, l’extrême droite (notamment le Rassemblement national et Philippe de Villiers) cumule 40,6 % d’exposition contre 15,4 % pour la gauche – la France insoumise (LFI), le Parti communiste français (PCF), le Parti socialiste (PS), Europe Écologie-Les Verts (EELV). Durant la nuit, de minuit à 7 heures, le rapport s’inverse avec 60,1 % d’exposition pour la gauche contre 1,6 % pour l’extrême droite.

« Deux fois plus que l’ensemble de ses trois concurrentes réunies »

« Au cours du mois étudié, aucune autre chaîne n’a opéré une telle différence de traitement », pointe Reporters sans frontières. RSF s’est aussi penchée sur les thématiques traitées par les chaînes, et relève qu’au mois de mars, CNews a couvert plus d’une centaine de faits de violence ; « deux fois plus que l’ensemble de ses trois concurrentes réunies ».

Quant à la condamnation de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants de parlementaires européens, le 31 mars, l’analyse de RSF montre que sur CNews, 147 minutes de temps de parole ont été consacrées à la critique de la décision de justice, contre… 11 minutes pour la défendre.

Une enquête qui tombe à un moment où la droite et l’extrême droite prennent d’assaut l’audiovisuel public (France Télévisions, Radio France), accusé de partialité en faveur des idées de gauche. La frange droite de l’Hémicycle a même obtenu l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public », lancée mardi 25 novembre.

La saisine de l’Arcom par RSF pourrait, elle, suivre le même chemin qu’une précédente ayant poussé le Conseil d’État à sommer l’Arcom, en février 2024, de renforcer ses contrôles. Le gendarme de l’audiovisuel avait dû revoir son fonctionnement et ne plus se limiter le décompte des temps de parole aux personnalités politiques, mais aussi à l’ensemble des participants aux programmes diffusés, y compris les chroniqueurs.